CAPES Infos N°27/28
Atelier de formation sur planification et la budgétisation sensible au genre au profit des ONG et de la société civile   Enregistrer au format PDF

Les 04 et 05 juin 2012, s’est tenue dans la salle de conférence du Centre d’Analyse des Politiques Economiques et Sociales (CAPES) une formation sur planification et la budgétisation sensible au genre.
Cette formation a regroupé une trentaine de cadres de quelques ONG et la Société civile.

Les 22 et 23 décembre 2011, se tenait, comme acte un, la première session de formation sur la budgétisation sensible au genre en direction des cadres d’une vingtaine de ministères ; les 04 et 05 juin 2012, c’était l’acte deux de la formation en direction des autres départements ministériels qui n’avaient pas été couverts par la première session, les 25 et 26 février 2013 dernier, c’était l’acte trois, et cette fois ci la formation s’est adressée aux ONG et à la société civile.

Ces formations il faut le rappeler s’inscrivent dans le cadre du programme de renforcement des capacités des acteurs pour favoriser la mise en œuvre de la Politique nationale Genre, adoptée en juillet 2009 par le Gouvernement du Burkina Faso.

Ces formations ont pour objectif fondamental de former les acteurs et actrices des ONG et de la société civile en vue de permettre une meilleure intégration du genre dans l’élaboration des budgets, politiques et programmes en lien avec la Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD).
Car en dépit des efforts notables consentis par les autorités du pays, il y a une certaine persistance des inégalités de genre au Burkina Faso. Or le développement du Burkina Faso ne peut se réaliser sans la contribution différenciée des femmes et des hommes. C’est pourquoi, il est indispensable de tenir compte des besoins pratiques et les intérêts stratégiques des deux sexes, en particulier les femmes dans la planification et la conception des budgets des ONG de la société civile et des départements ministériels. C’est du reste dans cette perspective que s’est inscrite la formation qui entre dans le cadre du processus de mise en œuvre de la PNG.

En rappel un des objectifs assigné au CAPES dans sa phase trois est de développer l’interface entre l’administration et les acteurs non étatiques pour promouvoir le dialogue sur les problèmes de développement économique au Burkina Faso.
L’approche genre et développement est apparue dans les années 1980. Elle vise un développement durable, participatif et équitable à travers une réduction des disparités et inégalités entre homme et femme dans tous les domaines de la vie. La réduction des inégalités de genre se présente comme un moyen efficace de lutte contre la pauvreté et d’accroissement du bien-être social. Le genre étant une thématique transversale, sa prise en compte effective et systématique dans les différentes politiques sectorielles est une préoccupation et un objectif assez important dans des pays comme le nôtre.

Il est nécessaire d’intégrer davantage le genre dans les systèmes statistique nationaux afin de répondre à la demande en données sensible au genre car les statistiques du genre sont importantes pour la formulation, la mise en œuvre et le suivi de politiques socio-économiques. La production de données désagrégées selon le sexe permet aussi de rendre visible la contribution des femmes au développement.
L’analyse et la budgétisation favorable au genre sont d’actualité et les politiques et programmes qui tiennent compte des besoins et spécificités des genres sont de plus en plus encouragées.

L’élaboration d’une Politique nationale genre par le gouvernement burkinabè avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers prouve s’il en est besoin encore, l’importance que nos autorités accordent à cette question. Une formation des cadres des organisations de la société civile et du secteur privé à l’appropriation du concept genre et en intégration du genre dans les budgets, politique et programme est d’une très grande utilité.